Home_hermann

Les personnages

Les images du moment :

Jérémiah :

Au début de la saga, il est en pleine adolescence. Jérémiah a dû perdre ses parents, car il vit sous l'aile de sa tante Martha. Ayant grandi dans un environnement sain, loin des sociétés de consommation partisane de la loi du talion, il est au départ pétri de bons principes, et même d'une naïveté désarmante. Jérémiah est candide, et il croit que le monde est parfait et qu'il fonctionne guidé par une justice équitable. Mais au contact de son « ami » Kurdy, et surtout du monde entier, il est forcé de constater et d'admettre que le monde impitoyable. Son cœur pur et idéaliste se remplit au fur et à mesure des aventures d'une amertume silencieusement douloureuse. Alors qu'il se croyait incapable de commettre le moindre méfait, il se verra contraint de voler et même de tuer (cf. Thèmes, les meurtres de Jérémiah). Dans le cousin Lindford, faute d'argent, il se verra contraint de voler de l'essence. Désabusé par le constat de la bêtise humaine, il essaye, parfois vainement, d'entretenir sa morale de justicier.. Il le fait par ludisme et par mépris pour un monde dont il n'accepte ni les règles, ni le romantisme. Ce sont des bourlingueurs, lui et Kurdy, en pleine errance, qui ne sont heureux que quand ils sont assis entre deux chaises, parce que la situation idéale n'existe pas.

Kurdy Mallow :

Kurdy est un personnage pétri d'ironie qui a grandi dans un milieu sevré d'affection. Il parle de son enfance dans Les eaux de colère. Son père le frappait, et lorsqu'il lui racontait des mensonges, il se faisait enfermer dans une poubelle des heures durant. Il n'a jamais connu de tendresse, ce qui explique son côté voyou. N'ayant pas de moral, il sent « comme un poisson dans l'eau » dans se monde, car il vole et tue sans remords. Il est comme un rat, et s'en tire toujours, n'hésitant pas à abandonner ses complices. (Boomerang) Lorsque ça sent le roussi, il n'hésite pas à laisser Jérémiah se débrouiller tout seul. Kurdy reste un personnage qui n'est pas clair, malgré la complicité qu'il partage avec Jérémiah, jamais il ne deviendra un brave gars. N'oublions pas que s'il pouvait gagner des millions de dollars en tuant Jérémiah, il le ferait même s'il pleurerait par la suite... (Cette démarche serait superbe, car il découvrirai une dimension humaine dont il n'était pas conscient.)

Stonebridge :

C'est l'un des rares personnages que l'on rencontre dans plus de deux albums. Il est de la même veine que Kurdy, d'ailleurs, il n'hésite pas à le livrer comme cobaye au savant démoniaque. (Un cobaye pour l'éternité) Et cela bien qu'ils aient commis des larcins ensemble. Employé à la solde de différents tyrans, charlatans et autres malfaiteurs, Il ne se voue qu'au fric. Il s'en tire toujours indemne, par la petite porte, pour glaner quelques autre coup fumant.

Le monde féminin d'après Hermann est calqué sur notre mode de vie contemporain. Il y a une peur occulte de la femme. Plusieurs archétypes de la femme sont montrés tout au long de son œuvre :

Martha :

(La tante de Jérémiah) : c'est une personne détestable, un peu acariâtre et très puritaine. Elle voit Kurdy comme la pire des fréquentations de Jérémiah. Dans Trois motos... ou quatre, elle ne se gène pas de livrer Kurdy à l'ennemi, afin de l'éliminer de la vie de « son Jérémiah ». Mais comme celui-ci s'en sort, elle lui montre hypocritement sa joie.

Lena :

C'est une fille de riche qui a vécu une enfance de jeune fille gâtée insouciante, mais à la mort de son père, elle est abandonnée et plonge dans la dure réalité des petites gens. Elle sortira de sa dépression grâce à Jérémiah. Elle représente l'acceptation de la société et Jérémiah sera tenté de l'épouser afin de mettre fin à sa vie dissolue, mais il ne le fera pas
[Visionner l'illustration] (Boomerang). La raison de son choix est bien expliquée dans La Ligne rouge, où il dit : " Ca n'aurait pas tenu... Il aurait fallu poser son sac, construire un nid avec un tas de trucs dedans... ! Pour y pondre des œufs. " Par la suite, elle aura un enfant, on ne sait de qui, et se fera hôtesse dans une maison close (Zone frontière).

La fillette :

Hermann privilégie souvent la présence de fillettes. C'est le symbole même de l'innocence pure dans un univers de violence âpre. Par exemple, c'est la petite Winnie, retenue dans la cabine du navire d'
Un hiver de Clown, qui ignore que ses parents ont été tués par ses hôtes.

Le type " garçon manqué " :

Sharita, dans
Du sable plein les dents, est la cheffe impitoyable d'une bande de petits voleurs de grand chemin. Elle est dure, et se suicidera plutôt que de se rendre à la milice. Alex, héroïne de l'aventure : Alex, ne se gènera pas de torturer un militaire japonais, afin de connaître le plan d'invasion. Dans Trois motos... ou quatre, l'indienne considère la sexualité comme une simple gymnastique, un anti-stress, que l'on exerce le chronomètre à la main.

La putain :

De nombreuses prostituées font office de figurantes dans Jérémiah. L'ouverture de
Mercenaire, met en scène la visite d'une prostituée au poste de garde, une scène plutôt crue tant au niveau du dialogue que de l'image [Visionner l'illustration]. Dans Strike, les compagnes des deux héros ne sont que des prostituées qui leur procurent du bon temps.


Textes : Patrick Dubuis
Réalisation Internet : Direxcreation.com
HermannHuppen.com © Strip Art Features
Site ouvert le 1er février 2001