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Une errance chaotique dans un pays meurtri après l'apocalypse :
La saga de Jérémiah se déroule aux Etats-Unis. La première planche de La Nuit des Rapaces nous résume brièvement la situation.
Vers la fin du 20ème siècle, le monde est chamboulé par la montée du racisme. D'un côté se trouvent les blancs (WASP) , et de l'autre, les noirs (Black-Power), chaque camp lutte pour la survie et l'imposition de sa race et cela à n'importe quel prix. Cette haine racial incontrôlable ne tarde pas a dégénérer en une guerre civile sans pitié. La folie humaine va aboutir a un geste fou. Celui d'un homme, dont on ne saura jamais l'appartenance ethnique, qui appuie sur le « bouton rouge », celui qui fait exploser le grand champignon atomique qui va se charger de remettre tout le monde d'accord. Cette solution finale plonge la civilisation américaine, en plein chaos, et la ramène à plus de 300 ans en arrière. Ce geste ne laisse pas beaucoup de monde debout ; une dizaine de millions pour toute l'Amérique.
Privé d'une civilisation structurée, les survivants tentent de recréer des communautés, de rebâtir sur les ruines un fond social constitué d'une mosaïque de groupes humains de couleurs et de modes de vie différents. Les erreurs du passé reviennent petit à petit et les font sombrer dans une nouvelle sorte de décadence. Des bandes de pillards sèment la terreur dans cet univers où il faut se défendre de tout : de la nature, des animaux sauvages et surtout des autres hommes. Hermann s'inspire du temps lointain des pionniers pour en faire un western post-apocalyptique régit par une sale loi, celle du plus fort.
L'idée de créer Jérémiah est venue à Hermann après la lecture de Ravage, de Barjavel, qui décrit des lendemains d'une guerre nucléaire. Jérémiah est une sorte de ballade à l'américaine, sur fond de poésie rude, sans sensibleries car Hermann a horreur des violons pleurnichards.
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